Jamais…ça n’arrêtera jamais!!!

Pourtant j’étais sur d’avoir laissé ce problème derrière moi, j’ai dis au revoir à ma phobie du noir, je peux maintenant dormir sans lumière…

J’ai dis tchao à mon angoisse de la foule, des aliments inconnus, de la chaleur, des arbres, bref a tout ce qui me provoquait des crises d’angoisses et/ou de panique…Et bah en fait…mon cerveau est un putain de connard vicieux!!!!

 

Voila, la c’est dit, j’ai bien dit adieu à tout ce qui est cités ci dessus, et je pensais pouvoir ajouter ma phobie des orages…Cette phobie qui me poursuit depuis mon enfance, vous savez ces phobies qui sont sensées s’atténuer l’âge arrivant , mais non, j’ai été obligé de gommer la rayure invisible que j’avais fait sur le mot orage dans ma tête…

A la place je l’ai entouré en rouge, plusieurs fois, histoire que je n’oublie pas que cette phobie me poursuivra toujours, malgré la thérapie (finie pourtant…) , malgré les anxiolytiques, malgré tout…

 

Je ne suis pas défaitiste, non , juste rationnelle, je sais qu’il faut à présent que je cesse de lutter contre elle, que je l’accepte comme faisant partie intégrante de moi, il ne me reste que celle ci sur la quantité que je traînais auparavant, je ne vais pas m’en plaindre…quoique…j’aurai de quoi non?

 

J’ai déménagé dans la région la moins orageuse de France, la Bretagne, dans cette région je suis dans le département le moins orageux, le Finistère, avouez que ça limite le risque de croiser un quelconque orage non?

Oui en effet, la ou avant il y’avait 90% de chance qu’un orage me pourrisse ma nuit/journée le risque est tombé à environ 2%, et encore je vois large… Je pensais donc avoir laissé ça derriere moi…

 

J’ai réalisé que non quand je suis retournée chez moi cet été, il y’a eu de l’orage d’annoncé le dernier soir ou nous y étions, invités chez de la famille je vous avoues que j’ai bien chargés mon téléphone pour suivre les orages, et si je n’avais pas un tout petit peu trop bu, assez pour m’amusez et ne pas penser trop aux orages dehors, j’aurai bien fais le combo couette-lit…et puis l’orage a été petit donc ça a été…

 

Et la bam, je suis chez moi, en Bretagne, en alerte orange, dans mon salon, et j’ai le nez rivés sur mon pc (météociel, keraunos, la chaine meteo, meteo france, meteo consult, estoflex, mes meilleurs amis dans ces moments la…) car j’ai compris ce qui m’oppressais la poitrine depuis 3 h…l’arrivée imminente d’orages…

Je ne comprenais pas pourquoi je respirais mal, pourquoi j avais envie de pleurer, des nausées, pourquoi mes jambes tremblaient sans raison, non je ne comprenais pas parceque je n’ai plus l’habitude…Je me suis posée, et la j’ai compris…J’avais juste oublié car le corps n’aime pas se souvenir de ce qui lui fait mal…C’est l’angoisse…Pas la crise de panique non…Juste l’angoisse, celle qui se rappelle à nous de façon insidieuse, je vivais tout les jours avec dans ma vie d’avant, mais pas depuis que je suis ici, pas depuis 1 an et demi…Et ça ne me manquait pas…

 

Alors oui, je sais que ça ne s’arrêtera jamais, je n’ai plus envie d’affronter cette peur, je vais la laisser s’emparer de moi, me disant que c’est temporaire, au pire 24 h quoi…3 fois par an vu que je suis en Bretagne, mais je n’ai plus envie de lutter, peut être que de l’accepter finalement m’aidera plus que de la repousser…on verra…

 

Puisque c’est pour la vie de toute façon, alors faut faire avec hein!

 

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Seule sous la pluie

Car parfois ça fait du bien.

 

En fait c’est carrément vital, oh ça n’a pas duré longtemps, dix petites minutes tout au plus, mais ce sont les dix minutes qui suffisent, qui suffisent à me ressourcer, à reprendre corps avec moi même, à me sentir là, entièrement là, faisant parti de ce monde, de l’univers, dix minutes qui donnent  la sensation de faire parti d’un tout.

Dix minutes sous la pluie ou je me suis sentie juste bien, juste moi.

 

Dix minutes ou j’ai laissé mon sac, mon téléphone portable, tout ce qui me relie au monde actuel, tranquillement sur la chaise verte de mon entrée.

 

Dix minutes sous la pluie ou j’ai pu réfléchir, réfléchir à mes réactions, à ce qui a provoquer ce besoin d’évasion soudaine.

Je me suis énervée pour des miettes…futile contrariété…Contrariété non obligatoire, du genre qui pollue mon moral sans raison, et ça j’en ai pas besoin, en ce moment je tente juste de rester zen le plus souvent possible, je tente de reprendre la méditation mais de façon encore trop sporadique.

 

Alors voilà, durant ces dix petites minutes, sous cette pluie bretonne j’ai pu me ressourcer avec mes besoins profond. Les miettes sur le canapé que Little Sardine à laisser et que Le Requin dans sa grande bonté a mise par terre pour nettoyer le canapé (pour le sol on repassera)… Dans le fond bah les miettes j’m en fous un peu après ces dix minutes.

 

Parce que sous la pluie qui tombait drue, j’ai vu un escargot qui allait en direction de la route et que j ai remis sur le droit chemin, en direction du buisson.

Parce que sans cette pluie je n’aurai pas vu l’énorme escargot qui tenait en équilibre sur cette feuille d’hortensia.

Parce que sans cette pluie je n’aurai pas découvert ce petit chemin de bois entre les bâtiments.

Parce que sans cette pluie je n’aurai pas vu ces petites impatiens de guinée qu’une voisine fait patiemment poussé.

Parce que sans cette pluie je ne serai pas rentrée tremper, et les lunettes pleine de buée et de gouttes.

 

Bref, j’aurai pu intitulé l’article « Seule sous le soleil » si ça avait été un jour ensoleillé, mais c’est indéniable, je suis une fille de la pluie, j’aime la sentir couler sur moi, j’aime son odeur sur le bitume, mais aussi l’odeur de terre qu’elle dégage, son bruit et son calme, je n’aurai pas eu cette envie d’évasion sous le soleil!

 

J’aime la pluie, je crois que tout est dit.

Je vais bien tout va bien, Coué est mon ami!!!!

C’est une légère amertume qui se dépose au coins de mes lèvres, une amertume toute particulière que celle de la déception, de la trahison, en fait je pense que les deux se mélangent…forcément!

 

Que voulez-vous, il y ‘ à des fois comme ça ou la réaction de certains nous force à nous remettre en question.

 

Suis-je quelqu’un à qui l’on ose rien dire?

Suis-je quelqu’un à qui l’on ne peut rien dire?

Suis-je de ces personnes susceptible qui prenne la mouche au moindre mots?

Ce n’est pas l’impression que j’ai…Mais peut-être, et après tout c’est plausible, peut-être que oui je réagis souvent mal.

Si s’enfermer dans le silence pour ne pas avoir à dire des choses blessantes est une mauvaise réaction…

Si sortir de la vie des gens qui n’auront pas oser me dire ces choses est une mauvaise réaction…

Ça je ne sais pas…

Peut-être oui, peut-être qu’ils ne veulent pas me blesser. Il faut dire que dans le genre fontaine je me pose la hein..

 

Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas comprendre pour autant…Si?

Je reste toujours ouverte à la discussion, même si mon premier réflexe est en effet le silence, le silence ne dure pas!

 

« Je vais bien, tout va bien » Coué est mon ami!!!

 

Alors que faire?

Je tente des approches quand je sent que quelque chose ne va pas chez quelqu’un (J’ai au moins ce don la!)…J’envoie des messages, je montre que je suis à l’écoute et que sincèrement je préfère que l’on me dise les choses plutôt qu’on s’enferme dans le mensonge, ce dernier étant à mon avis bien plus blessant une fois démasqué que toutes les vérités possible.

 

Sinon quoi?

C’est un peu comme une rupture un peu lente, ou l’on sait que ça va être désagréable mais on veut préserver la personne, alors on se tait…

 

Et l’autre en face fini avec un sentiment de trahison, avec la sensation de s’être fait berner, c’est le sentiment que j’ai, inutile de vous dire que ça ne me réussit pas…

Les symptômes physique lié aux angoisses et à la panique sont de retour, pourquoi? Parce que je suis en colère, en colère que l’on m’ait menti, en colère que ça soit une amie qui plus est, en colère de ne pas réussir à dire que oui, oui je lui en veux…

 

Deux amies cette année m’ont fait souffrir, il est temps à mon avis que je remette les choses à plat je crois, et que j’apprenne à contrôler mes déceptions…Mais ça, ça fera l’objet d’un autre article…

 

Bon et sinon je vais aller voir la reine des neiges au cinéma, ça va me remonter le moral un beau disney!!!!

De ces jours ou l’on réalise…

Il y’à des jours, des soirs, des heures ou des minutes ou l’on a l’impression que tout ce que l’on a enfouit au plus profond de notre être, ressort en 1/10eme de seconde.

 

Vous connaissez ces moments? Ceux ou d’un coup d’un seul vous vous sentez comme déchiré en deux. De ces moments ou sans que vous le vouliez vous vous retrouvez face à vous même. Face à ces réalités qui ont toujours été là, mais que vous n’avez jamais voulu admettre…

 

Vous avez toujours su dans le fond pourquoi vous réagissiez face à certaines situations de façon plus ou moins excessive…Mais vous l’aviez enfoui au tréfond de vôtre inconscient, en esperant que non, jamais…JAMAIS… ça ne ressortirai.

 

Je vous ai déjà parlé de mon inconscient…ce dernier est un…Un…UN? …. Allez vous vous souvenez j’en suis sure!Un C….Connard oui, c’est bien ça . Mais parfois il fait des choses bien, comme des remises à jour de mon cortex frontal, et ça , même si ça fait mal sur le coup, ça permet d’avancer. C’est ce qu’il s’est passé ce soir…

 

Ce soir, comme une fois par semaine j’ai mangé en famille, ce soir comme de temps à autres il y’à eu de l’orage, ce soir comme depuis 27 ans j’ai peur de l’orage…

D’habitude j’aurais tout simplement annulé le repas, dis que non Le Hareng rentrait tard, que la chaleur m’accablait, que j’avais perdu une jambe ou que les travailleurs clandestins dans ma cave avaient mangés le chat et donc je ne pouvais pas venir car je devais enterrer mon Plancton. Bref quand il y’a de l’orage je suis la pro de l’excuse en carton…

 

Mais ce soir j’ai pris sur moi, j’ai regardé mes radars météos et on est parti, à vu d’oeil plus d’orages pour ce soir…tsss c’était sans compter sur le fait que ça se reforme régulierement…Bref, le problème n’est pas vraiment la, non c’est juste que je suis arrivé la bas…stressée, l’orage grondait… Alors forcément quand l’orage approche vous vous imaginez bien que je ne sors pas dans le jardin…Je suis donc restée dans le salon,seule, vaut mieux ça que d’emmerder le monde.

 

Mais quand on vous demande 3 voir 4 fois pourquoi vous ne sortez pas, vous commencez déjà à ne plus avoir envie de répondre…27 ans…ils m’ont vu grandir…et on arrive à me demander pourquoi je ne sors pas, pourquoi ça n’a pas l’air d’aller…euh..Peut-être parce qu’il y’à de l’orage? Moi j’dis ça…j’dis rien!

 

Puis mon frère m’a clairement dit qu’après tout si c’était pour emmerder le monde j’avais qu’à rester à l’étage et que c’était pas la peine de refiler ma peur à tout le monde, qu’en gros je fais chier, vaudrait mieux que je la ferme ou que je me casse…

 

Bah vous savez quoi…ça fait mal…de réaliser que 27 ans à me connaitre dont 22 ans de vie commune ne leurs ont toujours pas permis de comprendre mon mal-être…De comprendre que NON je n’y peux rien, et que quand je me contrôle je fais un effort énorme sur moi même.

 

Une phobie reste une phobie…

 

Ce qui fait le plus mal encore c’est peut être de ne pas lâcher un mot pendant près de 2 heures car je n’ai pas envie de dire des choses blessantes, car je n’ai pas envie de dire que si je suis comme ça c’est parce que j ai été façonnée comme ça…

 

Alors voilà, il y’a des jours ou l’on réalise, des jours ou l’on aurait pas voulu, mais c’est ce genre de jour qui nous replace sur nos besoins…Et qui nous ouvrent les yeux sur ce que l’on veut vraiment .

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